Frise chronologique
1770
Transformation par Labat de Mourlens
Transformation par Labat de Mourlens
1770 (≈ 1770)
Rénovation majeure et ajout de la rampe.
6 juillet 1794
Exécution de Labat de Mourlens
Exécution de Labat de Mourlens
6 juillet 1794 (≈ 1794)
Guillotiné pendant la Terreur.
1900
Percement rue Théodore-Ozenne
Percement rue Théodore-Ozenne
1900 (≈ 1900)
Séparation de l’hôtel d’Aussargues.
21 octobre 1925
Inscription monuments historiques
Inscription monuments historiques
21 octobre 1925 (≈ 1925)
Protection de la rampe en fer forgé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Rampe d'escalier en fer forgé du XVIIIe siècle : inscription par arrêté du 21 octobre 1925
Personnages clés
| Jean-Pierre Labat de Mourlens - Conseiller au Parlement de Toulouse |
Commanditaire des travaux de 1770. |
| Joseph Bosc - Maître serrurier |
Auteur de la rampe en 1770. |
Origine et histoire
L’hôtel de Puymaurin, aussi appelé hôtel Labat de Mourlens, est un hôtel particulier du centre-ville de Toulouse, inscrit aux monuments historiques depuis 1925. Situé au 34 rue du Languedoc, il fut reconstruit au XVIIe siècle puis profondément remanié au XVIIIe siècle, notamment en 1770 sous l’impulsion de Jean-Pierre Labat de Mourlens, conseiller au Parlement de Toulouse. Son architecture mêle une façade classique sur rue, datée du XVIIe siècle, et un corps de bâtiment néo-Renaissance ajouté dans la cour au XIXe siècle, surmonté d’un oriel. Le percement de la rue Théodore-Ozenne en 1900 a séparé l’hôtel des vestiges de l’ancien hôtel d’Aussargues qu’il englobait autrefois.
L’hôtel doit son nom alternatif, Puymaurin, à une famille ultérieure qui en fut propriétaire, bien que sa transformation majeure soit liée à Jean-Pierre Labat de Mourlens. Ce dernier, né en 1725, hérita de la charge de conseiller au Parlement en 1760 mais fut guillotiné en 1794 malgré une conduite jugée civique pendant la Révolution. La rampe en fer forgé de l’escalier, réalisée en 1770 par le maître serrurier Joseph Bosc, constitue l’un des rares éléments protégés au titre des monuments historiques. Les élévations sur la rue Ozenne, plus sobres, dateraient aussi du XVIIIe siècle, contemporaines de cette rampe.
Architecturalement, l’hôtel illustre l’évolution des goûts aristocratiques toulousains : symétrie classique sur la rue (sept travées, porte cochère centrale), contrastant avec les ajouts néo-Renaissance de la cour. Les cadastres anciens révèlent que la parcelle s’étendait autrefois jusqu’à la rue Ozenne, avant d’être divisée. Les fenêtres à linteaux sculptés, les mirandes (étage sous combles) et la corniche à denticules soulignent le prestige de cet édifice, typique des hôtels entre cour et jardin de l’Ancien Régime.
Aujourd’hui, l’hôtel de Puymaurin reste un témoignage des mutations urbaines et sociales de Toulouse : passage des familles nobles (Dahus, Tournoer, Toupignon) à la bourgeoisie post-révolutionnaire, et adaptation architecturale aux percées haussmanniennes locales. Son inscription en 1925 vise à préserver ce patrimoine, bien que seule la rampe du XVIIIe siècle bénéficie d’une protection spécifique.